Après Madrid, ville sans eau, je suis parti me baigner dans l’ambiance amstelldamoise.
Arrivé en fin de soirée, le samedi, je trouve après une bonne heure de recherche un lit au Globe Hotel. Au dessus d’un bar, en plein dans le quartier rouge, plusieurs chambres ont été aménagées. Je dormirai donc dans le grand dortoir, avec une vingtaine de personnes.
Là, je fais connaissance d’ un anglais à peine compréhensible à mes oreilles. Ce qui est sur, c’est qu’il vénère le rugby français. Nous décidant à sortir, un autre étrange garçon se joint à nous.
« Et comment t’appeles-tu
-Earth*
-Hum, et tu viens d’ou ?
-From earth… »
Ouai évidemment, je suis con moi. Très vite, le sieur part à la recherche de toutes sortes de drogues et le terrien m’a l’air sévèrement extra-terrestre. En abordant qui il faut dans la rue, Jeremy semble enfin goûter son bonheur. Mais ne paye pas. Alors pendant que nous nous éloignons, 5-6 personnes sont venus le voir, le mettre en garde : tout se sait. Je les laisse un peu plus tard pour aller un boire un(s) verre(s) dans un bar repéré dans l’après midi : j’ai cru y entendre du rock. Le choix fut bon.
Le lendemain, je découvre enfin la ville sous un beau soleil hivernal. Et oui, Amsterdam est une jolie ville. D’étroites rues, souvent bordée d’eau et d’arbres, calmes, les péniches, et les maisons. Le tout formant un ensemble très agréables. Les façades sont toutes différentes et finalement, aucune maison ne ressemble vraiment. De plus, la ville n’est ni trop grande, ni trop petite. Idéal pour se balader.
Si peu de voitures circulent dans la ville, les conducteurs sont plutôt adroits, car rien n’empêche la voiture de tomber dans un canal. Amsterdam est vicieuse avec les automobilistes : si l’adroit chauffeur sort de son côté… Mais la chute viendra.
Les quatre nuits suivantes, je dormais dans un autre hôtel, très bien. Dans la chambre, deux australiens. De Melbourne, dont l’un vivait et vit toujours à quelques maisons de l’endroit ou j’avais séjourné presque six mois. Ce type avoue que ce genre de coïncidence lui sont fréquentes. Et quand lors de nos déambulations, il tombe sur un de ces amis, il y a toutes les raisons de le croire.
La vie nocturne là-bas peut-être bien remplie. Les journées aussi. Malheureusement, le prix de la culture, mes amis. Savez-vous ? Le prix des tickets ? Tout à 10 euros ! Sans la moindre chance de gratuité. Vlan. Ils ne sont pas bien grands en plus, les musées. En revanche, l’art qu’ils abritent est souvent magnifique.
La dernière nuit, je vais dormir chez Stefanus76. La maison, en limite du centre, est hallucinante. Un ancien squat dont les occupants, devenus propriétaires, louent désormais les lieux, en l’ayant retapé auparavant. Deux étages, autant de cuisines, une terrasse, quatre chambres d’environ 45 mètres chacune. En une pièce, ou duplex comme celle de Stefane.
Le tout pour un prix modique. Le pire ?« Il n’a pas beaucoup de monde qui demande à vivre par ici ». Ba moi, ça me dirait bien.
Bref, la ville aux canaux concentriques m’attire.
Mouais, je sais.
Je sors côté conducteur.
(*La terre, ndlr, yeah)