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Apres un mois passé dans la ville hypie, j’ai emprunté la route 40 et me voici rendu tout en bas du monde, en el fin del mundo. Récit de ces deux semaines, écrit de la maison de Mercedes, ou le chauffage ne marche plus. Autant dire que ça pèle un peu là.
Hola,
Adios el Bolson ¡ Il fallait bien partir un jour, mais j’éspère que je reveindrai dans cette ville, sans aucun doute mon coup de coeur d’Argentine et de tout le voyage.
L’étape suivante fut Esquel, petite ville sans grand chose à faire. Mais la encore, des gens supers sympas. Arpès deux jours, je suis parti sur El Chalten par la route 40. Route apparement mythique, mais qui honnêtement n’a rien de terrible...
Bref un peu déçu, et décéption qui continuera un fois arrivé dans la “capitale nationale du trekking”...du treking d’une journée sur des sentiers presque tracés à la pelleteuse, sur lesquels des employés du parcs s’affairent à enlever les pierres pour que la marche soit plus facile.
La ville est posée aux pieds des montagnes, et c’est vraiment l’industrie touristique : très peu d’argentins, très peu aimables et tout très cher. Alors certes, le Fitz Roy et le Cerro Torre sont magnifiques, mais un peu dur à savourer , car il y a également beucoup de monde. En revanche, coup de bol, j’ai eu une journée splendide et donc ai vu les deux sommets, chose rare. Bref, arpès deux jours, je me suis enfui pour arriver à el Calafate. Là encore ville hyper ultra toutou, et pas de chance, j’ai passé la première nuit dans une auberge, ou j’étais le seul non israélien.
L’attitude de la jeunesse voyageante israélienne, tout autant que l’exaspération qu’elle provoque pour la casi totalité des autres nationalités pourrait faire l’objet d’un message à part entière. M’enfin, passons. Bref, suis resté tout seul dans mon coin, jusqu’à ce qu’une madrilène débarque et trouve elle aussi quelqu’un à qui parler. La demoiselle partait vers 3 heures du mat, nous nous sommes donc réfugiés dans un bar pour picoler quelques binouzes....
Pas de glace
Le lendemain, je me suis rendu -de bonne humeur vu que l’on venait de gagner les 6 nations et que j’avais changé d´auberge- au glacier Perrito Moreno. Après la déception d’El Chalten, j’étais un peu sur la defensive.
Mais là, non, rien á dire...le souffle est vraiment coupé face á cette étendue de glace. La masse bleutée est incroyable : 30 kilométres de glace, avec des bruits de craquellement incésants, qui résonnent sur les montagnes environnantes...et quand un bout de glace de 60 mètres de haut de détache et se fracasse dans l’eau, tout le monde se fige devant la beauté de la chutte. 4 heures á marcher à proximité de cette merveille et à la regarder passent à toute allure.
Et donne envie d’en voir plus. Le lendemain je suis aller au Lago Roca. De la, on a une vue plus large et d’un sommet on peut appercevoir le torres del Paines. Sauf que, le premier jour les nuages étaient très bas, et qu’il a plut le deuxième...Donc direction Rio Gallegos, ville de départ pour rallier le fin du monde.
Logique argentine
Rio Gallegos, c’est pas la fin du monde, mais plus sont, hum, trou de vous savez quoi. De fait, 2 jours et demi y passent lentement. Arrivé dans la matinée du jour un, je n’ai pu avoir une place dans un bus que le lendemain. Pour aller à Ushuaï on passe par le Chili, or mon visa de trois mois en Argentine ayant largement expiré, je savais que j’aillais payer une amende et je pensais que cela se faisait á la frontière, mais non. Je me pointe donc le matin au terminal et l’agent des douanes présent au départ m’informe que ça sert à rien que je prenne le bus car une fois à la frontière, je serais renvoyé à Rio Gallegos...
Et oui c'est dur de sortir du pays quant on est pas en règle. Moi je pensais que c´était l’inverse, que ne retenait pas les illégaux. Je suis donc allé au bureau d’immigration puor m’acquiter de 50 pesos d’ammende...50 pesos ¡ Si j’avais été à Buenos Aires faire une prolongation de 3 mois j’en aurais eu pour 100. Mouai, logique tout ça.
La fin du monde
Me voici donc a Ushuaia, ou je loge chez Mercedes, étudiante en tourisme et qui travaille dans une chouette auberge de jeunesse. Bref, elle a deux maison et de fait moi aussi...Sa “vraie” maison est tout en haut de la ville, à une demi heure du centre ville, et a une vue terrible...Seul petit problème,. Le sentier de tierre bien pentu pour accéder à la maison, surlequel je me suis étalé 4-5 fois déjà.
La fin du monde est une ville assez étendue, et qui est rapidemment sauvage, De nombreuses maisons sont dans les arbres, et l’autre jour nous sommes chez des amis qui vivent dans la montagne. La nature ici est belle, et l’air bien pur, bien frais aussi. La pluie en hauteur est neige. Les montagnes changent donc souvent de couleurs. Les arbres sont oranges, verts, jaunes. Plus que dans toute
Je suis allé passé trois jours dans le parc national Tierra del Fuego. Jusqu’à présent, tout les parcs que j’ai fait était dans les terres. Mais ici on est au bord de l’océan, et donc l’air bien et froid vivifiant de l’océan accompagne la marche. Un sentier bien boueux permet de monter assez haut pour admirer le parc, et l’océan et à 1000 kilomètres au sud, ba, c’est le pòle.
J’étais seul les deux nuits dans le camping, donc calme absolu ¡ si ce n’est les gros poissons qui font des gros schplouf ¡ Et par ici, peu de temps après le lever de lune, la lumière du soleil est perceptible. Donc, pas besoin de lampe de poche.
Voili voilou les dernières nouvelles argentines. Après presque deux semaines à Ushuaia, je vais partir ce week-end sur Punta Arenas pour commencer la remontée.
Besitos grandes a todos.
Toma